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 Yeah... Sorry about that. Ϟ Lucy & Aiden

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Admine un peu frappée avide de patates

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MessageSujet: Yeah... Sorry about that. Ϟ Lucy & Aiden   Lun 26 Oct - 0:04


Yeah... Sorry about that.
Depuis que nous étions rentrés à Poudlard pour la nouvelle année, je n'avais pas encore eu le temps de féliciter Aiden pour son nouveau poste et je m'en voulais un peu. Nous nous étions disputés pendant l'été, quand il avait refusé que je prenne la Marque à cause de ma famille et nous n'avions plus échangé un mot depuis. Ce silence me pesait. Il était mon seul ami, ou presque, mais ma fierté me dictait de le laisser venir s'excuser en premier et non le contraire. Je savais qu'il ne le ferait pas, préférant peut-être encore perdre son meilleur atout au sein de l'école plutôt que s'abaisser à s'excuser - enfin, c'était sûrement abusé de dire ça mais il donnait parfois l'impression d'en être capable.
C'est peu avant Halloween que je me décidais à aller le voir. Bien entendu, nous nous étions vus en classe mais pas un regard n'avait été échangé, pas un mot prononcé : j'étais vraiment seule, pour le coup.

Un soir, je m'attardais à la fin du cours, attendant que les autres partent, avant de me lever à mon tour. Il me regarda sans rien dire, avant de me montrer la porte de son bureau d'un signe de tête. Soulagée, je rassemblai mes affaires avant de le suivre et me plaçai devant son bureau pendant qu'il s'asseyait dans son fauteuil. Il me lança un regard interrogatif et je lui offris un petit sourire un peu honteux.

« Félicitations pour ta promotion, Aiden... Et je te demande pardon pour ce que j'ai pu te dire l'été dernier. »

J'avais eu le temps de ruminer notre conversation et j'avais fini par me rendre compte que c'était lui qui avait raison - toutefois, je n'étais pas encore prête à le lui avouer.
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Admine en sucre aux propriétés métaphysiques inconnues

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MessageSujet: Re: Yeah... Sorry about that. Ϟ Lucy & Aiden   Lun 26 Oct - 0:54


Sorry not sorry
Depuis notre dispute cet été, mes discussions avec Lucy étaient au point mort. Je n’avais pas daigné lui adresser un regard, comme un enfant boudeur, et elle me le rendait bien. J’étais néanmoins un peu désespéré de la situation : et si elle allait se réfugier chez l’Ordre, chez sa famille ? Bien entendu, je n’accordais pas qu’un intérêt idéologique, si je puis dire, à Lucy, mais la considérais aussi comme une amie. A conjuguer au passé, puisqu’après plusieurs mois à s’éviter, nous n’étions redevenus que des simples professeur et élève.

J’étais un peu morose, depuis la rentrée. J’avais perdu mon plus précieux soutien de la part des infiltrés Mangemorts et en plus d’une amie, une distraction en cours : au profit de duels et de défis réalisés, Lucy me permettait de rire quelques instants – avant d’être de nouveau ébahi par la stupidité ambiante. Mais pour autant, je ne tenterai rien pour retrouver son amitié : je n’avais fait que remplir mon rôle de mentor et il était à elle de se rendre compte de son erreur et de son entêtement.

Aujourd’hui, le cours s’était déroulé comme tous les autres depuis deux mois. Ni spécialement intéressant pour moi, ni spécialement ennuyeux. A la fin, cependant, je vis Lucy qui traînait à ranger ses affaires et me surpris à espérer des excuses de sa part. Il était grand temps que nous ayons une petite discussion, et c’était à elle de l’ouvrir. Je posai mon regard sur elle et lorsqu’elle s’en rendit compte, je lus une petite interrogation dans son regard. C’en fut assez pour moi et je lui enjoins discrètement de me rejoindre dans mon bureau. A mon grand soulagement, elle me suivit et se posta devant mon bureau alors que je m’asseyais. Avant que je ne puisse formuler une question tout à fait neutre, elle prit la parole, m’arrachant un sourire satisfait :

« Félicitations pour ta promotion, Aiden... Et je te demande pardon pour ce que j'ai pu te dire l'été dernier. »

Les remords que je lisais sur son visage achevèrent de me convaincre de sa sincérité. Elle avait eu le temps de repenser à notre discussion et avait finalement choisi la bonne voie.

« Merci, Lucy. J’espère bien m’en sortir, préparer la rentrée n’a pas été de tout repos… »

La faisant délibérément attendre, je fermai magiquement la porte afin d’éviter les oreilles curieuses et lui souris après quelques secondes :

« Et ne t’inquiète pas, c’est déjà oublié. Je suis ravi de te voir ici, je t’avoue que tu commençais à me manquer. Alors, comment vas-tu ? Comment se sont passées tes vacances avec ta famille ? »
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Admine un peu frappée avide de patates

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MessageSujet: Re: Yeah... Sorry about that. Ϟ Lucy & Aiden   Mar 27 Oct - 11:07


Yeah... Sorry about that.
« Merci, Lucy. J’espère bien m’en sortir, préparer la rentrée n’a pas été de tout repos… »

Discrètement, je laissai échapper le souffle que j'avais retenu sans me rendre compte depuis que je m'étais excusée. L'opinion qu'avait Aiden de moi m'était des plus importantes et je n'aurais pas supporté de l'avoir déçu - du moins irrémédiablement. Puis il se tut. Hum, alors tout n'était pas réglé en fait ? Il y avait encore un problème ? Il ferma magiquement la porte et me fixa pendant quelques secondes, avant d'enfin sourire. Je me rassérénai. Aiden ne souriait sincèrement que très rarement mais quand il le faisait, il en était presque transformé. C'était ainsi que je le préférais.

« Et ne t’inquiète pas, c’est déjà oublié. Je suis ravi de te voir ici, je t’avoue que tu commençais à me manquer. Alors, comment vas-tu ? Comment se sont passées tes vacances avec ta famille ? »

Autant ses premières paroles me firent énormément plaisir, autant la mention de ma famille me fit grincer des dents. Je fronçai les sourcils et détournai le regard, tout en croisant les bras sur ma poitrine. Il savait que je les détestais, que je n'aimais pas parler d'eux. Alors pourquoi me les rappeler à mon bon souvenir ? Était-ce encore un test de sa part ? Tch. Au moins, cette fois j'avais de quoi répondre à sa pique... Mais ce serait pour plus tard.
Difficilement, je détendais les muscles qui s'étaient crispés et décroisai les bras avant de m'installer sur la chaise face à lui, mon sac à mes pieds. Bon, puisqu'il fallait lui parler de mes vacances...

« Mes... vacances se sont bien passées, j'imagine. » Je gardais le silence quelques secondes, avant de lui faire le récit de toutes mes aventures estivales. « Quand je suis rentrée à la maison en juillet, Papa et Maman nous ont dit que cet été, nous partirions en vacances avec tout le reste du clan Weasley-Potter-Lupin et que peut-être, Neville et Hannah nous rejoindraient. Autant dire que j'étais contente. » Je levai les yeux au ciel pour montrer à quel point partir avec la famille complète et même quelques amis en plus m'avait fait plaisir. « Cette année, nous sommes partis sur la Méditerranée, grâce à des contacts de Tante Hermione. Moi qui voulais passer mon été à travailler pour le Maître et à lire sans jamais mettre le nez dehors si ce n'est pour m'entraîner au Quidditch, j'ai été extrêmement déçue. » Je fis une petite pause. « Comme tu t'en souviens, on s'est vu avant que je ne parte et, euh, sous le coup de la colère, je t'ai demandé, hum, tu sais quoi. Bref, nous sommes partis le lendemain et j'ai vécu deux longs mois entourée de gens qui se soucient à peine de moi. Je dois avouer que je me suis plutôt bien amusée mais voilà. En plus, je me suis pris des coups de soleil dès la première semaine. » Je grimaçai au souvenir et laissai échapper un énième soupir. « Et toi, ton été ? Les recherches ont avancé ? »
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MessageSujet: Re: Yeah... Sorry about that. Ϟ Lucy & Aiden   Mar 27 Oct - 22:22


Sorry not sorry
Difficile d’ignorer l’effet ressenti par Lucy quand elle doit mentionner sa famille. Je ne l’avais pas vraiment forcée à m’en dire autant, mais parfois, se confier peut être un moment pénible qui se révèle finalement bénéfique, et j’espérais ainsi pouvoir soulager un peu ma jeune amie. J’écarquillai néanmoins les yeux à mesure qu’elle avançait dans son récit : avec le clan étendu au grand complet que lui avaient imposé ses parents et même dans un aussi beau cadre que la Côte d’Azur, elle avait dû souffrir de ne pas pouvoir passer quelques instants seule avec elle-même et ses projets. Je mincis mes lèvres et lui fis un léger sourire de compassion avant d’amorcer le récit de mes vacances.

« A vrai dire, je n’ai eu que le mois de juillet pour avancer, puisque j’ai passé la majeure partie du mois d’août à courir dans tous les sens dans ma maison en paniquant pour la direction de Serdaigle et en me demandant ce que j’allais bien pouvoir instaurer pour ne pas passer pour un incapable, après Filius. Je suis donc parti sur un coup de tête en Albanie, puisque tu te souviens sûrement qu’il a passé pas mal de temps là-bas. J’y ai rencontré de la famille de Bertha Jorkins, mais ils n’ont pas été très enclins à discuter et me regardaient d’un mauvais œil – j’ai bien cru qu’ils avaient des doutes sur moi, mais j’ai essayé de les rassurer en leur rappelant que j’étais spécialiste en forces du mal et que j’étais venu peaufiner ma technique de chasse des vampires. »

Je riai doucement à leur bêtise, puis repris mon récit sérieusement.

« Ils ne savaient rien, de toute façon, je m’en suis assuré. J’ai également essayé d’enquêter sur les traces laissées par le Maître, mais le temps a effacé une bonne partie d’entre elles. J’ai retrouvé la cachette du Diadème de Serdaigle après deux ou trois semaines, mais rien de plus. Rien d’encourageant, en tout cas. Je suis rentré à Londres chez mon frère après avoir passé quelques jours à faire un peu de plongée en eaux douces et salées. Et voilà. Rien n’a bougé, rien n’a avancé. »

Je soupirai.

« En plus, j'ai dû louer une voiture Moldue pour me déplacer correctement. Un vieux tacot. La Safrane, une voiture qu'elle est bien pour la conduire...» rajoutais-je très ironiquement. J'avais besoin de me plaindre pour le mal de dos qu'elle m'avait infligé.

« J’imagine que les autres n’ont rien non plus, ils n’ont pas dû se motiver pour chercher. Il faudra organiser une réunion de tout le groupe, bientôt, mais après l’incident des trois idiots qui viennent discuter comme au café à Little Hangleton, j’ai un peu peur que le village ne soit surveillé par les Aurors du Ministère. »

Je me rappelai alors qu’il fallait peut-être donner quelque chose de concret à faire à Lucy pour qu’elle sache que ma confiance en elle n’avait pas diminué d’un pouce malgré son entêtement de juin dernier.

« Tu penses que tu pourrais voir ça pour moi ? J’ai vu qu’ils en parlaient un peu, dans la Gazette. Essaie de demander à ton père des détails, ou quelque chose comme ça… Enfin, je te laisse faire, tu t’es toujours très bien débrouillée. » lui dis-je sur un ton paternel, le sourire aux lèvres.

Avant d’avoir son approbation, je lui proposai quelques chocolats que je ramenais de Londres – n’étant pas forcément friand de sucrerie, je les mangeais très lentement – et mis quelques feuilles de thé dans deux tasses, les remplissant aussitôt d’eau bouillante.
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MessageSujet: Re: Yeah... Sorry about that. Ϟ Lucy & Aiden   Jeu 29 Oct - 12:13


Yeah... Sorry about that.
Qu'Aiden ne fasse aucun remarque sur mon séjour en France me soulagea. Je n'aurais pas vraiment supporté qu'il en rajoute une couche, même si c'était dans mon sens, car la fatigue commençait à se faire pesante.
Toutefois, j'écoutais attentivement ce qu'il me raconta, laissant une grimace compréhensive déformer brièvement mes traits lorsqu'il évoqua son stress pour son nouveau poste, puis me mordis légèrement la lèvre inférieure pour ne pas éclater de rire lorsque je l'imaginais au volant d'une voiture moldue. Comme j'aurais aimé être avec lui à ce moment-là ! J'aurais tout fait ensuite pour ne pas qu'il l'oublie... Ma bonne humeur s'évanouit aussi vite qu'elle était revenue. Toujours les mêmes raisons qui m'empêchaient de faire ce que je voulais.

Une bouffée de colère me prit lorsqu'il évoqua Little Hangleton. Ces crétins allaient nous faire repérer alors même que nous étions loin d'être prêts et tout s'écroulerait. J'espérais sincèrement qu'Aiden les remettrait à leur place. Il me demanda alors de l'aider à récolter des informations - ce que je faisais le mieux - et je pus enfin me détendre tout à fait. Il m'avait pardonné, me demandant de l'aider à nouveau et c'est tout ce qui comptait. J'acceptai volontiers le chocolat et, tandis qu'il nous versait chacun une tasse de thé, pris la parole.

« Bien entendu, je verrai ça avec Percy. » Parfois je le désignais comme Papa ou mon père, d'autres fois, il n'était que Percy. « Je lui dirai que j'ai lu ça dans la Gazette et que ça m'inquiète un peu, surtout que Figg était une amie relativement proche d'Harry et que je l'ai rencontrée deux ou trois fois déjà. Limite, je peux même demander directement à Harry ou Ron... » Mon ton se fit légèrement distant, perdue que j'étais dans mes réflexions. « Non, Ron ne serait pas vraiment une bonne idée. Je n'ai pas énormément de relations avec lui, ce serait étrange. Je demanderai à Harry ou Percy, peut-être même aux deux. Ecrire deux lettres ne devrait pas prendre trop de temps - j'espère juste qu'ils les liront. »

Je me reposai au fond de mon fauteuil, la tasse dans les mains, et soufflai doucement dessus pour refroidir le liquide. J'étais soulagée de reprendre du service, et peut-être cela diminuerait les coups d'oeil insistants et remplis de doute de Nott, qui avaient augmentés depuis la rentrée puisqu'il ne me voyait plus avec Aiden. Quel crétin lui aussi d'ailleurs.
Je repensais à la Gazette et dérivais vers l'interview. J'avais été fière de voir mon mentor se faire interviewer et avais bien ri sur la fin. Aiden, amoureux ? Jamais de la vie ! Même si je ne ressens rien de ce genre envers lui, je crois que je serais extrêmement jalouse de l'heureuse élue, s'il devait y en avoir une... Mon coeur se pinça un peu et je décidais de me venger - gentiment - sur mon professeur qui buvait sa boisson, inconscient de ce qu'il se passait dans ma tête. Je toussotai légèrement, attirant son attention, et tentai de masquer le sourire moqueur que je sentais poindre.

« D'ailleurs, en parlant de la Gazette, superbe interview... » Il pâlit visiblement derrière sa tasse et mon sourire s'affermit. Je déclamais alors la fameuse question, que j'avais apprise par coeur pour lui faire payer son refus de l'été dernier : « Votre cœur est-il encore libre pour la passion des abonnées de la Gazette ou bien doivent-elles oublier leurs rêves fous ? » Ses joues s'empourprèrent violemment et j'éclatai de rire tandis qu'il tentait de protester, quelques larmes roulant sur mes joues. Quand je parvins à me calmer un peu, je repris : « Tu sais, tu vas sûrement recevoir beaucoup de hiboux aux lettres enflammées et pleins de petites attentions... Je serais toi, je ne goûterais aucun des gâteaux que tu pourras recevoir ! » Je voyais bien qu'il commençait un peu à s'énerver mais j'étais trop heureuse de laisser libre court à ma frustration et je savais qu'il ne m'en voudrait pas - il n'était pas rare que l'on se cherche comme ça, nos discussions parfois enflammées pouvant passer pour des disputes auprès de ceux qui ne nous connaissaient pas. « Si tu veux, je pourrai te ramener quelques échantillons de produit de la Mère Grattesec que ma mère utilise ! Ils sont très efficaces pour nettoyer les taches un peu bizarres que les produits encore plus bizarres que tu recevras laisseront sur tes papiers et ton bureau ! »
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MessageSujet: Re: Yeah... Sorry about that. Ϟ Lucy & Aiden   Lun 2 Nov - 1:35


Sorry not sorry
Je hochai la tête, d’un air satisfait, lorsque Lucy évoqua les différentes possibilités que sa famille étendue lui permettait, et me réjouis de la retrouver à mes côtés – non pas qu’elle les ait quittés, mais elle s’en était un peu trop éloignée ces derniers mois. Je buvais tranquillement mon thé, savourant l’arôme des feuilles fraîches, loin de me douter ce qui allait me tomber dessus, quand Lucy se référa à une page de la Gazette que j’aurais préféré qu’elle ne lise pas – mais j’avais déjà fait une remarque dessus, j’avais mérité ses moqueries éternelles.

Je manquai de m’étouffer dans ma boisson lorsqu’elle complimenta mon interview du mois dernier sur un ton qu’elle n’aurait pas pu faire plus ironique. Je blêmis instantanément, très gêné par la façon dont le journaliste a clôturé l’entrevue, suffisamment indiscrète pour qu’on brûle de tous les exemplaires cette page maudite, et Lambertson avec.

Je grinçai des dents lorsqu’elle lut la question embarrassante du journaliste, ce qui n’empêcha pas mes joues de rougir jusqu’au seuil de non-retour. J’essayai de l’interrompre en me justifiant, mais elle riait tellement fort que je ne pus me contenir aussi et laissai échapper un rire nerveux et gêné. Je crus que mon supplice était venu à sa fin, mais il n’en était rien : Lucy remua le couteau de l’embarras dans la plaie en parlant des cadeaux que je risquais de recevoir, et que j’avais d’ailleurs déjà reçus, ce qui m’énerva. Bien que nous soyons amis, elle frôlait le manque de respect, surtout lorsqu’elle parla de taches louches et que je ne pus voir un autre sens que celui, très adulte et particulièrement grossier, qui m’était venu en tête. Après avoir rougi une teinte plus foncé, je décidai d’envoyer le reste de ma dignité balader et profitai de mon amitié retrouvée.

« Mais c’est que tu en as manqué, des choses ! J’ai déjà reçu plusieurs lettres, toutes plus adorables les unes que les autres. Malheureusement, je n’ai pas encore eu de cadeau : ces abonnées passionnées aux rêves fous – oui, moi aussi j’avais appris cette phrase par cœur, à force de l’avoir relue de consternation – sont prévoyantes. Figure-toi qu’elles me demandent quels sont mes gâteaux préférés pour pouvoir me les envoyer ! »

Je ris de bon cœur.

« Oh, il faut que je te montre ! J’ai reçu la semaine dernière le poème le plus adorable de tous les temps. »

Je me levai d’un bond et fouillai dans ma corbeille à papier avant de retrouver le Graal.

« Il s’intitule « Toi, mon amour ». Tu es prête ? » lui demandais-je en m’étouffant de rire alors que je pensais à la tête qu'elle ferait.

« Tu es mon soleil
Celui qui éclaire mes jours et mes nuits
Tu es mon souffle
Celui qui me redonne la vie
Tu es mon arc-en-ciel
Celui qui me fait voir la vie si belle et colorée
Tu es mon éternel
Celui tant recherché.
»

Je ne suis pas sûr que Lucy ait compris la fin, tant elle était entrecoupée de mes éclats de rire, mais je tenais à en rajouter, pris dans la bonne humeur du moment.

« Qu’en penses-tu ? J’ai tellement adoré que je pense l’épouser sur-le-champ. Lucy, voudrais-tu être mon témoi…ahahahahaha ! »

Je ris à m’en tordre le ventre puis, au bout de quelques minutes, mon fou rire passa et me laissa faible et les larmes aux yeux. Je bus un peu de thé pour me calmer et espérai que la conversation ne s’oriente plus sur les Weasley, ni sur les Mangemorts, ni sur les cours, rien qui ne nous cause des cheveux gris et des tracas infinis.
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MessageSujet: Re: Yeah... Sorry about that. Ϟ Lucy & Aiden   Jeu 5 Nov - 14:53


Yeah... Sorry about that.
L'espace de quelques secondes, j'eus tout de même peur qu'il prenne mal mes railleries, nous faisant ainsi retomber dans l'état de tension que nous venions à peine de quitter mais, pour mon plus grand soulagement, il décida d'en rire, lui aussi. Il m'apprit alors qu'il avait déjà commencé à recevoir des lettres passionnées, ce qui ne m'étonnait guère, mais pas encore de cadeaux puisqu'elles prenaient leurs précautions et lui demandaient ce qu'il préférait - démarche tout à fait logique et compréhensible. Il rit et je souriais derrière ma tasse. J'avais la chance de connaître le vrai Aiden dans sa totalité, même son frère ne connaissait pas certaines parties d'ombre de son cadet. J'étais privilégiée. J'étais ravie de voir que la presse ne lui montait pas à la tête et qu'il s'amusait plus des courriers qu'il recevait plutôt qu'il ne les prenne au sérieux. Avoir un Aiden Wellington persuadé qu'il était supérieur à tout le monde et méritait un amour et une admiration inconditionnels n'aurait auguré rien de bon pour l'espèce humaine - il aurait été capable de n'importe quoi, j'en étais persuadée. Il revint à son bureau avec un bout de parchemin et me donna le nom du poème écrit dessus, riant déjà avant même de commencer. Je levai un sourcil dubitatif lorsque mes neurones connectèrent enfin les mots « Toi, mon amour » à l'homme qui me faisait face, puis il commença à lire et ce fut presque la fin du monde.

Le texte en lui-même était joli, romantique. On sentait que la fille qui l'avait écrit pensait chacun de ses mots et je n'aurais pas été étonnée si on m'avait dit qu'elle avait rajouté une touche de parfum sur le papier et signé avec un baiser, laissant la trace de son rouge à lèvre. Après, quand on savait à qui c'était adressé - je veux dire, quand on savait vraiment à qui c'était adressé... C'était hilarant. Et tout à fait improbable. Aiden ? Son âme sœur ? La seule âme sœur qu'Aiden aura jamais sera une (ou un, pour ce que j'en sais) psychopathe comme lui. On ne peut pas nier que c'en est un, après tout ! Adorable, beau à tomber et très drôle mais un psychopathe quoiqu'il arrive.
Je riais plus de le voir rire lui mais je riais tout de même. J'avais trouvé ça drôle mais je compatissais un peu, envers l'inconnue. Si je ne suis pas un modèle de féminité et que je n'ai jamais vraiment éprouvé quoique ce soit de romantique envers quelqu'un, une sorte d'instinct me poussait à la prendre en pitié. Toutefois, je ne dis rien à mon cher ami - je ne voulais pas qu'il se moque de moi ou pire, qu'il se sente mal d'avoir autant ri. Parce que c'était drôle ! Je ne répondis pas à sa question, tellement il était parti loin et ne m'écoutait de toute façon pas, mais je me mis à y réfléchir. Comment notre relation évoluerait-elle si l'un de nous trouvait quelqu'un ? Et s'il se mariait ? Et si on ne trouvait aucun moyen de faire revenir le Lord, serait-il encore ami avec moi ? Les mots s'échappèrent tous seuls de ma bouche et je ne pus les retenir. De toute façon, j'avais besoin d'une réponse pour savoir comment envisager l'avenir.

« Dis Aiden, qu'est-ce qu'on deviendra, nous deux, si tu viens à te marier ? Tu es mon meilleur ami, je ne veux pas te perdre et me retrouver à nouveau seule. »

Seul le silence résonna à mes oreilles en premier lieu mais je vis qu'il réfléchissait et je pris mon mal en patience.


HRP:
 
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MessageSujet: Re: Yeah... Sorry about that. Ϟ Lucy & Aiden   Sam 7 Nov - 2:57


Introspection
« Dis Aiden, qu'est-ce qu'on deviendra, nous deux, si tu viens à te marier ? Tu es mon meilleur ami, je ne veux pas te perdre et me retrouver à nouveau seule. »

Ces mots eurent l’effet d’un coup de massue dans mon tympan. Je n’entendais plus qu’un acouphène assourdissant, le battement de mon propre cœur et les pulsations de mon sang. Le silence pesait, mon euphorie était bien vite retombée. Je replongeai le nez dans ma tasse de thé, le temps de trouver une réponse qui nous contenterait tous les deux sans inventer un énorme mensonge ou un monde où tout serait parfait.

« Euh… »

Mais Lucy avait bousculé mes certitudes et avait engrangé tellement de questions dans ma tête que je dus prendre quelques pauses supplémentaires. Le regard vide, je me perdis dans mes pensées. Jusqu’à il y a un mois, j’étais absolument persuadé que jamais personne ne tomberait amoureux de moi, ne voudrait se marier avec moi et encore moins avoir des enfants. Après mon passage à la Gazette, quelques lettres extrêmement gênantes et déplacées m’avaient plutôt fait comprendre le contraire. Mes acquis en avaient été bouleversés, mais si quelques femmes pouvaient aimer mon physique, qui souhaiterait vivre au quotidien avec moi ? Je veux dire, ce n’est pas que je sois particulièrement difficile, non ; je suis sévère avec mes élèves mais imagine être plutôt avenant et sympathique dans la vie de tous les jours, pour peu que je sois à l’aise. Bien entendu, j’avais mes mauvais jours, mais s’il fallait faire un effort, je pouvais. Ce que j’entends, c’est qu’on ne doit pas avoir de secret pour la personne avec qui on partage sa vie, et tout le monde a des secrets plus ou moins difficiles à avouer, mais le mien est énorme. Qui voudrait faire sa vie avec le chef des Mangemorts, si ce n’est une autre des partisans du Seigneur des Ténèbres ? Malheureusement, aucune d’entre elles ne valait vraiment le détour et de toute façon, soit elles étaient mariées, soit en fanatisme total sur Lord Voldemort, ce que je trouvais répugnant à souhait. Je devais trouver quelqu’un d’incroyablement ouvert d’esprit ou resterais seul jusqu’à la fin de ma vie, ce qui me dérangeait tout de même un peu. Mais au fond de moi, même si je préférais ne pas me l’avouer, je savais très bien que je ne supporterais pas de faire peur à celle que j’aimerai, et que m’embarquer dans un couple n’allait qu’empirer tout ce que j’avais construit.

Quant à Lucy… J’avais toujours imaginé avoir la même relation que j’ai avec elle maintenant, tout au long de ma vie. Mais elle m’avait implicitement fait comprendre que la décision ne viendrait pas de moi uniquement, et que ma présumée-existante-future femme devrait l’accepter, ce qui ne serait probablement pas chose facile. Je m’entends plutôt bien avec elle, elle est discrète et gentille et a quinze ans de moins que moi : le début serait un peu bizarre, mais les deux femmes devraient, avec un peu de chance, apprendre à se connaître en douceur. Bien entendu, Lucy serait reléguée au deuxième plan, ou peut-être au 1,5, mais j’espérai qu’elle s’en contente – avec sa famille, elle était au trente-sixième, alors elle serait toujours mieux traitée que par les Weasley. Essayant d’être plein de tact, je formulai une réponse un peu hésitante et espérai qu’elle la comprenne dans son intégralité, en sachant aussi lire entre les lignes que je n’osais pas prononcer.

« Je pense que tu te montes la tête pour quelque chose qui n’arrivera jamais, Lucy. Regarde-moi. Regarde qui je suis. Ce que j’ai fait. Tu crois que quelqu’un voudra jamais de moi ? Et quand bien même ça arriverait – ce qui m’étonnerait beaucoup, crois-moi –, j’espère que ma femme et toi ferez tout ce que vous pourrez pour bien vous entendre, mais ça ne relève pas de mon niveau. Je ne pourrai pas vous forcer à vous accepter si vous n’y arrivez pas. Alors vous avez plutôt intérêt à y arriver. »

Je lui souris pour la rassurer. Pour me rassurer. De cet avenir incertain qui me tombait violemment sur les épaules.

« Tu es aussi ma meilleure amie et j’essaierai de te mettre au même plan que ma famille, de sorte que tu en fasses un peu partie. Et puis, ne dis pas que tu seras seule, tu sais, tu as plus de chances de te marier que moi. Si ça se trouve, ça sera même le contraire qui se produira, j’en suis d’ailleurs persuadé. Alors voilà, ne te prends pas la tête avec ça. Il n’y a aucune raison pour que ça se passe mal », lui dis-je, pas vraiment convaincu par ma dernière phrase mais espérant avoir mis suffisamment de vérité dans mon ton pour qu’elle y croie.

Je serrai fort les poings pour ne pas que des larmes de solitude me montent aux yeux.
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Dernière édition par Aiden E. Wellington le Jeu 17 Déc - 21:55, édité 3 fois
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MessageSujet: Re: Yeah... Sorry about that. Ϟ Lucy & Aiden   Dim 15 Nov - 23:00


Yeah... Sorry about that.
« Je pense que tu te montes la tête pour quelque chose qui n’arrivera jamais, Lucy. Regarde-moi. Regarde qui je suis. Ce que j’ai fait. Tu crois que quelqu'un voudra jamais de moi ? Et quand bien même ça arriverait – ce qui m’étonnerait beaucoup, crois-moi –, j’espère que ma femme et toi ferez tout ce que vous pourrez pour bien vous entendre, mais ça ne relève pas de mon niveau. Je ne pourrai pas vous forcer à vous accepter si vous n’y arrivez pas. Alors vous avez plutôt intérêt à y arriver. »

Aiden sourit, voulut se faire rassurant mais n'y parvint qu'à moitié. Comment pourrais-je être complètement soulagée alors qu'il avait une si piètre opinion de lui ?

« Tu es aussi ma meilleure amie et j’essaierai de te mettre au même plan que ma famille, de sorte que tu en fasses un peu partie. Et puis, ne dis pas que tu seras seule, tu sais, tu as plus de chances de te marier que moi. Si ça se trouve, ça sera même le contraire qui se produira, j’en suis d’ailleurs persuadé. Alors voilà, ne te prends pas la tête avec ça. Il n’y a aucune raison pour que ça se passe mal »

Mon coeur se serra en même temps que ses poings. Pourquoi pensait-il qu'il n'aurait jamais accès au bonheur ? Parce qu'il avait fait des choses répréhensibles ? Qu'il avait placé sa foi ailleurs que là où tout le reste du monde mettait la sienne ? Qu'il avait cru en un monde différent de celui qui existait ? Peut-être que ce n'était pas exactement un monde parfait, que c'était un monde gouverné par la violence et la haine. Et alors ? Depuis quand la douceur et l'amour ont réussi à l'homme ? Moi, j'admirais Aiden parce qu'il agissait pour ce qu'il croyait, parce qu'il ne se laissait pas aller, qu'il ne laissait pas la vie le mener par le bout du nez. Je voyais bien que ma question l'affectait plus que de raison. Qu'elle remettait en cause l'avenir de notre amitié mais surtout, son bonheur futur.
Je me levai doucement de mon fauteuil et fis le tour de la table, avant de venir le serrer dans mes bras, sa tête contre mon torse. Délicatement, je passai les doigts dans ses cheveux pour le calmer et je le sentis se détendre un peu. Quand est-ce que quelqu'un ne l'avait pas rassuré ainsi ?

« Shh... Ça va aller. » Je nous berçai lentement, d'un mouvement presque infime mais rassurant. « Je suis désolée de t'avoir posé cette question, je n'aurais pas dû. » Je restai silencieuse quelques instants. « Tu sais, je ne suis pas convaincue que je trouverai quelqu'un. Qui voudrait d'une fille comme moi ? Invisible aux yeux de sa propre famille ? Je ne suis même pas plus jolie que ça. » Je me tus encore. Beaucoup de notre communication passait par les silences et ils étaient quasiment indispensables à notre fonctionnement. « Et puis, ne dis pas de bêtise. Tu penses vraiment que je te laisserais tomber ? Comme si j'allais abandonner celui qui m'a donné un but et sauvée de ma solitude. » Je m'écartai légèrement et lui fit lever la tête vers la mienne, mon index sous son menton. « Si tu ne me crois pas, tu peux toujours vérifier. Tu sais que je ne te cache jamais rien. »

Mes yeux plongés dans les siens, j'attendais patiemment qu'il pénètre mon esprit, à la recherche des réponses qui le tracassaient tant. Je savais qu'il ne me ferait aucun mal.
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MessageSujet: Re: Yeah... Sorry about that. Ϟ Lucy & Aiden   Jeu 17 Déc - 21:51


Introspection
A la manière d’un chat farouche, je me crispai lorsque Lucy m’entoura de ses bras. A vrai dire, je n’aurais jamais imaginé que la situation virerait de cette façon. C’en était presque embarrassant, mais je l’avais bien cherché. Ce n’était pas souvent que je me plaignais de mon sort, et je ne l’avais même pas vraiment fait exprès, mais voilà où j’en étais arrivé. Lorsque Lucy commença à nous bercer, je me relâchai, comme si mon mauvais côté s’était endormi au contact de quelqu’un qui vous veut tant de bien. Et puis, lorsqu’elle caressa mes cheveux, un frisson me parcourut l’échine : tout d’abord de gêne, puis comme un ronronnement. C’était agréable. De ce que je me rappelais, la dernière personne qui m’avait bercé ainsi était ma mère, et même si du haut de mes trente-quatre ans, je décrétais n’avoir pas besoin de rassurement, je pense que le Aiden de huit ans, qui est resté enfermé en moi, hurlait pour en avoir un peu plus. J’enlaçai également Lucy du mieux que je pouvais étant donné notre position, ce qui devait me faire ressembler à un pantin désarticulé, et terminai d’écouter son demi-sermon.

Lorsqu’elle se recula, je n’attendis pas un instant et plongeai aussitôt dans son esprit : je ne me serais normalement pas permis de le faire, mais elle m’avait l’air prête et j’avais besoin d’un niveau de réconfort que les mots ne pouvaient pas atteindre.

Ce que j’y vis acheva de me rendre ma force mentale : je vis une jeune et jolie jeune fille à l’écart des gens qu’elle aimait ; cette même jeune fille, plus tard, dans l’ombre d’un garçon qu’elle n’oserait jamais approcher ; Lucy une nouvelle fois, rencontrant une jeune fille aussi réservée qu’elle, dont l’amitié étrange en surprendrait plus d’un. Je vis alors que nous n’étions pas si différents et qu’il était injuste de ma part de penser autant de critiques méchantes envers moi-même, et qu’il y aurait toujours un moins une personne pour nous soutenir : j’étais à peu près certain qu’Oxana, l’amie de Lucy dont j’avais eu un bref aperçu quelques secondes auparavant, serait incapable d’être en colère contre elle si elle venait à découvrir son secret. Revigoré, je sus qu’il y avait une personne comme Oxana pour moi aussi.

Mais je ne sortis pas de son esprit pour autant. J’y vis mon reflet ; je me vis tel que Lucy me voyait.

Je rompis doucement le contact. Je n’avais pas été moins discret qu’une douce brise d’été. Je me levai, et enlaçai Lucy, comme un père aimant, comme celui qu’elle n’avait pas eu.

« Merci… » lui soufflais-je dans l'oreille.
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MessageSujet: Re: Yeah... Sorry about that. Ϟ Lucy & Aiden   Jeu 24 Déc - 12:35


Yeah... Sorry about that.
J'avais senti quand il était rentré dans ma tête - plus doux que la caresse d'une plume - et avais vu ce qu'il avait vu. Ma solitude, ce garçon à qui je n'avais jamais osé parler et qui hantait encore parfois mes rêves, puis ce fut Oxana. Qui aurait crû qu'elle et moi deviendrions amies ? Nous étions si différentes et pourtant très semblables, je n'en revenais d'ailleurs toujours pas d'avoir réussi à tisser un lien avec elle. J'entraperçus une des pensées d'Aiden, le moment où il sut que lui aussi avait une personne comme elle, et je voulus lui montrer le professeur Ackerman mais il s'était retiré avant. Pour les avoir vus ensemble, je savais qu'Aiden n'aurait pas de meilleur ami que Charles. Si seulement il voulait bien le reconnaître...

Il se leva et m'enlaça, tel qu'un père le ferait avec sa fille - j'imagine. Longtemps j'avais vu ces étreintes entre Percy et Molly ou entre oncle Harry et Lily ou encore oncle Ron et Rose, voire même entre Grand-Père Arthur et tante Ginny mais jamais je n'y avais eu droit... ou alors j'étais beaucoup trop jeune pour m'en souvenir. Mais maintenant, j'avais mon père, aussi. Certes un père spirituel mais quel père ! Pour autant, je ne commencerais pas à l'appeler « Papa », à moins de vouloir mourir dans d'atroces souffrances.

« Merci... »

Je souris contre son torse. Merci à toi, avais-je envie de lui répondre. Merci de m'avoir trouvée, de m'avoir sauvée, de m'aimer pour ce que je suis. Merci de m'avoir acceptée. A la place, une boule se forma dans ma gorge et je fermai les yeux fort pour ne pas que les larmes coulent.

Peine perdue.

Je savais qu'il détestait me voir dans cet état, ne serait-ce parce qu'il ne savait pas comment gérer une fille en pleurs, mais je n'arrivais pas à me retenir. Oh, la sensation que d'être acceptée, que d'avoir aidé quelqu'un que l'on aime plus que tout à se sentir mieux juste en lui montrant à quel point on tient à eux !
Nous restâmes ainsi pendant quelques minutes, juste à se soutenir l'un l'autre. Je comprenais maintenant pourquoi il m'avait refusé la marque. Parce qu'il ne voulait pas que je souffre. Une fois calmée, je me reculai un peu et lui offris un petit sourire contrit - sa chemise était trempée.

« Merci à toi... » Je me reculai tout à fait avant de commencer à rassembler mes affaires, la fin de l'heure de pause touchant à sa fin. Je pris le journal, toujours ouvert à la page people, et le fixai quelques secondes. « Tu sais pourquoi je ne les considère pas comme ma famille ? » Je ne lui laissai pas le temps de répondre. « Parce que c'est toi, ma famille. » Je levai les yeux vers lui. « Tu es à la fois mon père et mon grand-frère, mon mentor et mon confident, mon meilleur ami, l'être que j'aime le plus au monde. » Je rebaissai les yeux. « Oxana ne te remplacera pas... Tout comme je ne peux pas remplacer Charles Ackerman. » Encore une fois, je remontai mon regard sur lui et souris. « Quand tu étais dans ma tête, quand tu as vu Oxana, tu as pensé que tu savais qu'il y avait quelqu'un comme ça pour toi aussi. » Je me rapprochai de lui et lui pris la main. « Il a toujours été là pour toi, Aiden, et je suis sûre que ce n'est pas prêt d'être la fin. » Je reculai et me dirigeai vers la porte. La main sur la poignée, je me retournai une dernière fois, un grand sourire sur les lèvres. « Comment je le sais ? Il suffit de vous regarder quand vous êtes ensemble. »

Sur ces mots, je quittai la pièce. Je n'étais pas jalouse de mon professeur de Runes. Au contraire. Lui seul pourrait toucher Aiden d'une manière qui lui permettrait d'aller mieux, tout comme Oxana était la seule qui pourrait faire ça pour moi. Je l'avais compris, maintenant. Je n'étais plus aussi seule qu'avant. J'espérais seulement qu'Aiden ait compris que c'était aussi son cas.
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